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X-MEN 2 de Bryan Singer (2003)

 

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Après plusieurs adaptations plus ou moins réussies au cinéma entre les années 1970 et 1980 avec par exemple Superman de Richard Donner en 1978 et Batman de Tim Burton en 1989 qui connaîssent tous deux un franc succès. Bryan Singer prend l’initiative et relance la machine Marvel sur grand écran avec X-Men en 2000 qui connaît un franc succès. Trois ans plus tard le réalisateur nous offre la suite, X-Men 2, qui va servir de tête de pont à de nombreuses adaptations: Spiderman (2002), Blade 2 (2002), Les quatre fantastiques (2005). L’hégémonie de Marvel Comics

 

X-Men 2 se concentre sur les évènements qui suivent la fin du premier opus, à savoir la crainte des humains face au phénomène mutant. Wolverine (Hugh Jackman) est à la recherche des son passé et tente de vaincre son amnésie pour découvrir qui lui a injecté l’adamantium présent dans son organisme. Parallèlement le Président des Etats-Unis est victime d’ une tentative d ‘assassinat, le responsable étant un mutant, le Colonel Stryker (Brian Cox) profite de la situation pour lancer un assaut sur l’Ecole du Professeur Xavier, Stryker veut absolument s’emparer du Cerebro, et il semblerait que ce dernier ne serait pas étranger à Logan.

 

Bryan Singer l’a déjà prouvé avec ses films précédents et plus précisément avec la première adaptation de l’univers des X-Men, il a le sens de la mise en scène, au service du grand spectacle. On retrouve dans sa manière de filmer, une profondeur de champ qui retranscrit à merveille les cases d’un comic, avec de nombreuses références au reste de la nébuleuse de Stan Lee. Dans le bar où se trouve l’un des gardes d’Eric Lensherr alias Magnéto (Ian McKellen) on peut apercevoir Hank MacCoy alias Le Fauve, on peut dire que Singer à le sens du fan service, mais il le fait avec intelligence et discrétion. Il est difficile de regarder ce film sans penser aux adaptations qu’on nous a servi par la suite comme Thor ou Iron Man pour ne citer que ces deux là. Singer utilise les acteurs avec beaucoup de maîtrise, le face à face entre Stewart et McKellen est génial, et le spectateur ne peut détacher le regardd de l’écran. Brian Cox campe le méchant de l’histoire, on pourrait le qualifier de super villain s’il n’était pas qu’un simple humain sans pouvoirs, et pourtant il réussit à mettre les mutants en echec, et plus particulièrement le Professeur Xavier et ses aptitudes télékinétiques. Comme si ça ne suffisait pas il utilise les pouvoirs de certains mutants à son propre avantage afin de mener sa mission à terme.

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Le réalisateur réussit le pari de mélanger action et humour dans son long métrage, en gros on sent qu’il a réellement lu des comics étant jeune et qu’il fait plaisir aux fans autant qu’à lui même. Car si l’humour est présent dans ses adaptations, il est amené de manière légère, rien à voir avec l’humour troupier que l’on retrouve malheureusement à chaque transposition Marvel au cinéma. On ne citera pas de nom afin de ne pas heurter Kenneth Brannagh et Alan Taylor. Si le film est sorti en 2003, on retrouve cette ambiance de films d’actions des années 1990 qui ont bercé l’enfance de nombre d’entre nous. Et que dire du casting sinon qu’il est génial, quand on voit la performance de Brian Cox, on ne peut qu’espérer que Richard Dinklage fera aussi bien, voire mieux dans X-Men: Days of the futur past. Bryan Singer peut se targuer d’avoir pondu deux des plus belles adaptations de super héros au cinéma, au même titres que Guillermo del Toro avec Blade 2 et Hellboy (1 et 2). On est d’ailleurs déçu qu’il ait été remplacé par Brett Rattner pour X-Men : L’Affrontement final, qui sans être totalement mauvais, rate la marche et détruit ce que Singer avait construit au prélable.

 

En définitive X-Men 2 est une franche réussite qui allie grand spectacle et thème sociétaux. Il ne faut pas oublier que tout en étant un divertissement, le comic recèle une critique sous-jacente de la société américaine et du monde en général, chose que l’on a pu voir chez George Romero avec Zombie (1978) et ses films suivants. On retrouve ici, un long métrage agréable à regarder et qui est fait aussi bien pour les fans hardcore que pour les néophytes du genre. A l’heure actuelle les réalisateurs tentent d’amener l’univers au spectateurs par le biais de la 3D, Bryan Singer lui prend le parti d’amener le spectateur dans son univers. En regardant X-Men 2 on se sent un peu l’âme d’un Danny Madigan.

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Marc-Antoine Ravé.

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