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THE PLACE BEYOND THE PINES de Derek Cianfrance (2012)

THE PLACE BEYOND THE PINES de Derek Cianfrance avec Ryan Gosling, Eva Mendes, Bradley Cooper….

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Mettons les choses au clair dès le début, The Place Beyond the Pines n’est pas un grand film mais un bon film au-dessus des autres du moment. Deux raisons expliquent principalement la très bonne idée de départ du scénario : un triptyque trop inégal et une réalisation trop mollassonne.
Disons-le d’entrée, il est très casse-gueule de réaliser un polar sans que celui-ci ne parte dans tous les sens où l’intention noble de départ se perd dans des situations grotesques. La recherche de crédibilité doit être le leitmotiv de tout bon film noir. De ce fait, peu de très bons polars sont sortis ces dix dernières années. Citons Narc de Joe Carnahan, La Nuit nous appartient de James Gray, Les Infiltrés de Martin Scorsese et enfin la Trilogie Pusher et Drive de Nicholas Winding Refn. Lorsqu’on énumère les réalisateurs de ces films, on voit de véritables auteurs confirmés, des virtuoses qui participent à la grandeur de l’oeuvre.

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Dans The Place Beyond the Pines, on suit l’histoire de Luke (Ryan Gosling), motard professionnel. Un an auparavant, ce dernier a eu une aventure sans lendemain avec Romina (Eva Mendes). De cette relation est né un enfant dont Luke ignorait l’existence. Pour subvenir aux besoins de sa famille, Luke décide de braquer des banques. Le jeune policier Avery Cross (Bradley Cooper) se trouvera sur son chemin.

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Clairement, le réalisateur Derek Cianfrance n’a pas le talent des réalisateurs cités ci-dessus. D’où une certaine faiblesse. De même, le choix de la photographie est très surprenant : le directeur photo a choisi une image quelconque ce qui gêne considérablement le film, surtout quand on veut faire un film noir (à la différence d’un Narc où l’image très sombre participait à la dimension dramatique). On peut penser que le réalisateur a trop tergiversé entre polars et divertissement tout public (d’où également l’absence d’une scène choc comme la scène de l’ascenseur dans Drive ou la scène de la planque dans la Nuit nous appartient). Ce film manque cruellement de violence froide et de méchants charismatiques.

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La seconde faiblesse du film est d’avoir choisi de traiter l’histoire en trois parties au cours de trois époques différentes. Ce pari assez risqué perd de son intérêt principalement dans la dernière partie du film où le spectateur a bien compris où le réalisateur voulait nous emmener. Alors que la première partie était plus qu’honnête, la seconde devient une histoire plus classique et déjà vue. La troisième devient en revanche trop prévisible.
Malgré ces défauts évidents, The Place reste un film agréable à regarder principalement pour la qualité de son interprétation et le plaisir qu’on prend à voir se dérouler l’histoire jusqu’au dénouement final. Ryan Gosling en écorché vif, personnage faisant référence aux anti-héros des années 70, et Bradley Cooper en jeune arriviste sont parfaits. Mention spéciale à Ray Liotta qui est et reste clairement un acteur à part.

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Pour revivre des grands drames familiaux et le questionnement de l’héritage, mieux vaut revoir The Yards et La Nuit nous appartient, les deux films réalisés par James Gray.
J-B Coriou

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