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AMERICAN PSYCHO de Mary Harron (2000)

Avec: Christian Bale, Jared Leto, Chloe Sevigny, Willem Dafoe, Justin Theroux, Bill Sage, Reese Witherspoon, Josh Lucas.

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Il est impossible de faire une critique de ce film, sans faire un parallèle avec l’œuvre originale écrite par Brett Easton Ellis. L’histoire prend place dans les années 80 à New York, Patrick Bateman est l’incarnation parfaite du yuppie, comme tous ses collègues il est obsédé par son apparence, il sort dans les boites les plus selects, les meilleurs restaurants. La seule chose qui le distingue ce sont les viols, les meurtres qu’il commet (ou qu’il imagine, c’est selon l’interprétation de chacun).

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La réalisatrice reste fidèle au roman en insérant les scènes clés, les dialogues sont quasiment copiés-collés durant tout le film, ce qui rend les personnages du film aussi odieux et vains que ceux de la version papier. Grâce à la photographie, les costumes et les décors, la reconstitution des années 80 est assez réussie. On assiste à une excellent partition de Christian Bale, celui ci arrive à donner vie à Pat Bateman, et il faut l’avouer, ce n’est pas une mince affaire.

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Seulement à force de trop vouloir rester fidèle à l’œuvre d’Ellis, Mary Harron passe complètement à coté du propos du livre. Le film ne possède pas la nervosité et la frénésie qui sont la marque de fabrique de l’écrivain. On nous présente des scènes choisies et collées dans le film sans le moindre talent,  La violence crue et parfois à la limite du soutenable (pour certains lecteurs) et ici esthétisée à tel point  qu’elle n’a aucun impact sur le spectateur.

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Il y a bien sur quelques moments assez réussis, comme par exemple la séquence dans le restaurant tout au début du film, ou lorsque Bateman et ses amis se montrent mutuellement leurs cartes de visites. Mais c’est Bale qui porte le film sur ses épaules, Willem Dafoe est sous employé on le voit deux trois fois et plus rien. Quand on a la chance d’avoir un acteur de son talent on l’utilise mieux que ça. La vacuité et la superficialité des protagonistes est quand même bien retranscrite. Ainsi que leur interchangeabilité, ils se ressemblent tellement qu’ils se confondent tous.

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Pour conclure, le film manque cruellement de profondeur, la réalisatrice ne prend pas suffisamment de risques et si son adaptation restes assez soignée dans le choix des scènes, son film reste néanmoins très éloigné du livre. De plus la durée, 1h40 pour adapter un livre qui fait à peu près 600 pages, est ridicule. On se retrouve donc avec un film aussi superficiel que ses personnages, mieux vaut rester sur le livre qui est génial. Si vous voulez une bonne adaptation d’un Brett Easton Ellis, regardez « Les lois de l’attraction » de Roger Avary.

Marc-Antoine Ravé.

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